Je suis tellement malade d’être malade

PAR JULIA NELSON

Avoir une  maladie chronique comme la  fibromyalgie vous prend vraiment son péage, surtout quand vous avez une tonne d’autres trucs avec moi comme moi. Il croît et décroît mais il ne disparaît jamais, du moins ce n’est pas pour moi. Pour l’instant, je dois dire que c’est aussi mauvais que jamais. Mon niveau de douleur m’a poussé si bas que même mes perspectives positives souffrent. J’en ai tellement marre d’être malade.

Ma seule évasion est le sommeil que j’obtiens mais maintenant la douleur tord mes rêves et je ne peux même plus y échapper maintenant. Je me réveille si mal que ça me donne envie de crier juste pour bouger. Je suis aussi fatiguée au réveil que lorsque je me suis couchée. Le soulagement semble m’échapper ces jours-ci.

Faites plus d’exercice, c’est ce qu’ils disent. Ils ne savent pas à quel point c’est difficile à faire lorsque chaque mouvement donne envie de tressaillir de douleur. Lorsque vous marchez sur n’importe quelle distance, votre colonne vertébrale donne l’impression de s’effondrer et de se désintégrer. Je fais ce que je peux, je marche sur de courtes distances, je soulève les jambes sur ma chaise, mais c’est difficile. Je souhaite que les autres puissent comprendre à quel point.

Perdre du poids. J’essaye, vraiment. Sans pouvoir être aussi actif que nécessaire, c’est une chose très difficile à faire. Je sais que mon poids, qui a été pris après être tombé malade, aggrave la situation. Cela aggrave également mon image de soi, ce qui n’aide pas du tout. J’aimerais pouvoir le perdre et j’essaye de le faire, mais c’est un processus lent qui se sent comme moi.

Prenez vos médicaments. Je le fais, je le promets, tout comme ils me disent de le faire, mais cela n’aide pas assez. Ils m’ont manqué et j’ai eu la chance de ne pas passer la journée recroquevillé en boule sur le sol, donc je sais qu’ils aident, mais ils n’en font pas assez. Il doit y avoir quelque chose qui va me redonner ma vie.

Dépression? Bien sûr, je lutte contre la dépression. Quand il n’y a pas une partie de votre corps qui ne fait pas mal tout le temps, vous pourriez aussi être déprimé. Je pense que ceux d’entre nous qui fonctionnent avec cela sont beaucoup plus forts que ce que les gens nous attribuent.

Je ne peux même pas manger sans ressentir de symptômes. Je mange quelque chose, ça me fait courir aux toilettes. Il n’y a aucun aspect de la vie que la fibromyalgie ou la multitude de conditions coexistantes ne touchent pas. Vous l’appelez, il y a un effet néfaste de l’accompagner.

Les symptômes se nourrissent les uns des autres, chacun aggravant les autres. J’essaie de rester positif. Je sais que ça va passer et je me sentirai mieux, mais même alors, je ne me sentirai pas bien. J’ai mes bons sorts, mais même dans ce cas, il y a toujours la douleur, la dépression, les problèmes d’estomac, etc. Toujours, il y a des moments meilleurs où je peux faire plus et profiter davantage, mais que dois-je faire en attendant?

Je m’épuise, physiquement, mentalement et émotionnellement. Je perds espoir qu’il y a de bons jours à venir et que des secours peuvent être trouvés. Je ne dois pas me laisser faire comme ça, je dois toujours croire qu’il y a de l’espoir, mais en ce moment c’est difficile.

Je dois garder la pensée que cela aussi passera. J’espère juste que ça passe vite.

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